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Informations sur la PNL (Programmation Neuro Linguistique)

Une information plus large sur la PNL nous parait important car elle est un outil permettant d’une part de comprendre notre état d’esprit et notre interaction avec les autres par la communication, et d’autre part les modifier et adapter nos comportements. En ce sens la PNL n’est nullement réservée aux thérapeutes et peut être utile à tout à chacun.

Nous accordons tous une part importante de notre existence à la communication et pour­ tant elle ne porte pas toujours les fruits que nous espérons. Que d’incompréhensions, de conflits, de frustrations, tous dus à une commu­nication tronquée ou de piètre qualité.

Communiquer de façon efficace  n’est donc pas si simple et ne se résume pas, comme on le croit parfois, au langage verbal (ou écrit). Nous communiquons avec l’ensemble de notre corps, de notre personnalité, avec notre être dans son ensemble. Pour que notre message soit perçu dans son intention première, il faut qu’il y ait congruence entre l’as­pect verbal de notre message et tout le non-verbal, conscient ou non, qui l’ac­compagne.

« Les hommes jugent les choses suivant la disposition de leur cerveau. » (SPINOZA).

Cette maxime de Spinoza pourrait très bien s’appliquer à la PNL. La PNL (programmation neurolinguisti­que) met en exergue la spécificité de chacun dans sa manière d’être et de se comporter, et ce de par l’unicité de cha­que individu, de l’usage qu’il fait de son esprit, de son intelligence, de son cerveau.

Une définition de la PNL

La (P)rogrammation (N)euro (L)inguistique est un ensemble de modèles et de techniques ayant pour objet de mettre en action toutes les ressources de l’esprit humain afin de permettre à chaque indi­vidu d’améliorer sa qualité de vie en l’aidant à identifier et à réaliser ses objectifs et en l’aidant aussi à interagir plus efficacement avec autrui et avec le monde.

Que signifient ces lettres «P.N.L. » ?

Programmation : nous sommes tous capables de nous «programmer », de mettre en place de nouvelles façons de penser, de ressentir, d’agir et interagir et de communiquer que nous utilisons à divers moments de notre vie.

Neuro : c’est notre cerveau et notre système nerveux qui nous permettent de mettre en place cette «programmation ». Nous expérimentons le monde à travers nos cinq sens et nos autres acti­ vités neurologiques.

Linguistique   nous    utilisons    le    langage    pour «dessiner », refléter ou expérimenter le monde extérieur. Nous utilisons le langage, en pensée ou en paroles, pour traduire notre vision du monde, nos croyances et présupposés par rap­ port à ce et à ceux qui nous entourent, et par rapport à nous-mêmes. Ce langage peut être aussi bien verbal que non verbal.

Historique 

Si la PNL est fortement influencée par ses concepteurs, elle est aussi imprégnée de la culture de l’époque et de l’endroit où elle est née. Elle fait son apparition à une époque où les psychologies cognitives s’affirment, où les courants psychothérapeutiques foisonnent et où les idées libérales s’amplifient. Tout cela étant doublé de luttes pour l’égalité des droits civiques et de démocrati­sation de la culture et de l’éducation.

Quant au lieu de naissance de la PNL, c’est la Califor­nie, et plus précisément le Kresge College de Santa Cruz. Cette université était de tendance progressiste et faisait la part belle aux pédagogies alternatives, s’ou­vrant aux sciences humaines et s’intéressant au déve­loppement culturel des étudiants.

C’est dans ce contexte que Bandler et Grinder, les pères de la PNL se ren­contrent en 1972. Richard Bandler est étudiant en mathémati­que et en informatique mais s’intéresse aussi aux mé­thodes récentes de psychothérapie. De la PNL, BAN­DLER dit : « Je pense qu’il est plus approprié de dé­crire la PNL comme un processus éducatif. En fait, nous mettons au point des moyens d’apprendre aux gens à utiliser leur cerveau » (BANDLER, R., Un cer­veau pour changer, 1990). John GRINDER est lin­guiste spécialisé en grammaire générative. Il s’inté­resse au fonctionnement du cerveau humain et à la psy­chologie cognitive.

Le point de départ des études de Bandler et Grinder est l’étude des règles et processus qui gouvernent l’action du thérapeute articulée à celle des règles et processus de l’agir du patient. La base de leur démarche est d’adopter le point de vue du praticien et de ne se réfé­rer qu’à des processus qui se manifestent phénoménologiquement dans la communication. Du champ théra­peutique, ils passent ensuite à d’autres domaines pro­fessionnels où ils analysent les compétences des gens manifestant du talent dans leur discipline : ils étudient par exemple les interventions de professionnels de la communication reconnus comme étant particulière­ment compétents.

Pour mettre en pratique ce qu’ils ont découvert, ils uti­lisent la technique de la modélisation : ils dégagent certaines des structures des sujets étudiés et en retirent un «modèle » d’intervention qu’ils mettent à l’épreuve dans la pratique.

La PNL se fonde sur la philosophie (philosophie de l’esprit : l’être humain ne fonctionne pas à partir d’un accès direct à la réalité mais à partir des représenta­tions qu’il en a), la linguistique ( linguistique générative et sémantique générale) ainsi que sur la psycholo­gie (psychologie cognitive, neuropsychologie et prag­matique de la communication).

Les avancées de la PNL se sont poursuivies pendant environ neuf ans jusqu’à la séparation conflictuelle de ses fondateurs. Certains membres de l’équipe de re­ cherche (Leslie CAMERON, David GORDON, Steve et Connirae ANDREAS, Robert DILTS et Richard BANDLER lui – même) ont cependant poursuivi leurs travaux selon leur sensibilité personnelle mais en donnant progressivement plus d’importance aux dimen­sions cognitives de l’expérience subjective de l’individu. Ces travaux ont donné naissance d’une part à l’étude de la structure de l’expérience subjective et d’autre part à l’élaboration de stratégies thérapeutiques centrées sur le changement.

En 1986, DILTS regroupe de façon cohérente tous les facteurs langagiers et analogiques ainsi que les distinc­tions conceptuelles établies en dix ans et donne à ce nouveau modèle le nom de « niveaux logiques ». On y trouve notamment les savoirs relatifs aux systèmes de représentations (modalités sensorielles), les stratégies, les méta-programmes, les valeurs et les croyances.

On trouve aujourd’hui des applications de la PNL dans des domaines aussi divers que : la formation, l’ensei­gnement, la communication, la psychothérapie, les af­faires, etc…

Quatre piliers de la PNL pour la communication

Le recadrage

Chacun d’entre nous fait l’expérience de difficultés et de limitations dans certains domaines de sa vie. C’est normal : personne n’est capable de tout ! Nous avons cependant tous pour but de nous améliorer pour tendre le plus possible vers la satisfaction. Pour ce faire, nous disposons d’une quantité importante de ressources ac­ quises (dans nos apprentissages) ou innées (reçues à la naissance).

La PNL postule qu’une personne possède toutes les ressources dont elle a besoin, même si elle n’est pas consciente de la façon de les faire émerger et de les utiliser. Chaque ressource psychologique dont nous avons besoin est potentiellement présente en nous ou est déjà enregistrée quelque part dans notre mémoire. Il suffit de la développer, de l’activer ou d’aller la cher­ cher là où elle est et de la transférer là où on en a be­ soin (ceci étant possible parce que notre inconscient n’a pas la notion du temps).

Afin d’assurer le changement, la PNL propose diverses stratégies. Celles-ci ne reposent pas, comme dans de nombreuses thérapies, sur l’analyse des causes premiè­res d’une difficulté, mais elles donnent à l’individu la possibilité de saisir les raisons fonctionnelles et psy­ chologiques de celle – ci et lui montrent comment prendre appui sur ses ressources pour changer.

Cette stratégie s’applique à deux domaines particu­liers :

  • le dépassement de ses limitations fonctionnelles personnelles;
  • l’élargissement de son répertoire de comporte­ments afin d’avoir un éventail de choix plus im­portant.

Cette stratégie générale s’incarne à trois niveaux : le travail sur les croyances et les présupposés, le travail sur les objectifs et le travail sur les méta-programmes.

Les croyances et les présupposés

« La carte n’est pas le territoire » (Korzybski)

C’est un des présupposés de la PNL. Cela répond à la représentation selon laquelle ce que l’on voit, entend ou (re)sent (= la carte) n’est pas nécessairement le re­ flet de la réalité (= le territoire).

Notre comportement découle des représentations, croyances et présupposés que nous avons sur nous- mêmes, sur les autres et sur ce qui nous entoure. C’est vrai pour tout comportement : il prend d’ailleurs son véritable sens dès qu’il est replacé dans son contexte.

Prendre conscience de nos représentations, croyances et présupposés est très difficile à faire mais y parvenir, c’est nous permettre de mettre en œuvre ce qui nous permettra peut-être de les changer ou au moins de tra­ vailler ce changement à partir du moment où ils sont une limite à notre pensée et à notre action, où ils sont un frein à notre harmonie.

La PNL comporte toute une série de présupposés qui peuvent nous aider à communiquer et à « changer no­ tre carte du monde »… Certains d’entre eux ont été énoncés explicitement tandis que d’autres ont été dé­ duits par différents auteurs. En voici quelques uns qui nous paraissent éclairer la « philosophie » sous-jacente à la PNL :

  • Il existe un inconscient, siège de nos ressources (la mémoire);
  • Il est possible de communiquer avec notre in­conscient;
  • Presque toute personne dispose en elle des res­ sources nécessaires pour opérer ses propres changements;
  • L’esprit et le corps forment un seul système;
  • La meilleure information que nous échangeons avec notre interlocuteur est comportementale;
  • Le langage est une représentation secondaire de l’expérience;
  • Presque tout comportement est orienté vers l’a­ daptation;
  • La plupart des comportements détiennent, à leur origine, une bonne intention;
  • Il est utile de séparer le comportement du« soi »;
  • Le sens du message est souvent donné par la réponse qu’il déclenche.

    Les objectifs

     Chacun d’entre nous a des limites : nous sommes inca­pables de TOUT réussir… En général, nous nous ac­commodons fort bien de ces imperfections, mais par­fois certaines limites ont le goût du regret. Nous ai­merions nous améliorer, être capables de telle ou telle chose…

    C’est ici qu’interviennent les objectifs : la PNL nous propose de transformer nos limites en objectifs : il faut pour cela apprendre à mettre en place des stratégies didactiques adéquates, travailler son système de repré­sentations et c’est ensuite une question d’entraîne­ ment. .. et de volonté.

    Agir sans objectif personnel, c’est partir en voyage sans savoir où l’on va, comment on y va, avec qui, ce qu’on emporte, ce que l’on va faire pour que ce voyage soit une réussite…

    Nous avons tous de ces petits objectifs faciles, réalisa­ bles à court terme…

    • réussir un test;
    • prendre la parole en public
    • transmettre un message difficile; négocier une faveur;

    Et puis, il y a les autres, ceux dont on rêve mais que l’on n’espère pas atteindre :

    • savoir chanter;
    • savoir dessiner;
    • savoir garder son calme;
    • savoir mémoriser;

     Atteindre ces objectifs, c’est possible aussi. La règle principale est de se fixer l’objectif que l’on souhaite atteindre, transformer ce qui était une limite en un objectif et enfin déterminer les actions qui seront néces­saires pour atteindre le but souhaité.

    Un bon objectif possède cinq qualités auxquelles il est important de souscrire lorsque l’on se fixe des buts :

    • il doit être affirmatif;
    • sa réalisation doit être vérifiable (de façon vi­suelle, auditive ou kinesthésique);
    • sa réalisation doit dépendre uniquement de nous;
    • il doit pouvoir se réaliser au moment de sa déter­mination et à l’endroit où l’on se trouve;
    • il doit être bon pour nous et pour notre environne­ment.

    Le travail sur ses objectifs personnels est une des ca­ractéristiques majeures de la PNL qui nous invite à travailler nos représentations et à organiser notre esprit pour prévoir ce que cela pourrait nous apporter et pro­duire ainsi des comportements motivants qui vont in­fluencer notre avenir.

     La position « méta »

    C’est une autre technique visant le traitement des li­mites. Elle est aussi appelée « dissociation » parce qu’elle propose à chacun de se dissocier d’une situa­tion émotionnellement chargée afin de porter un autre regard sur cette situation en se voyant et en s’entendant dans l’expérience comme le ferait un observateur.

    Quelques exemples de situations auxquelles cette tech­nique peut être appliquée :

    • s’évaluer;
    • reprendre une relation normale avec quelqu’un après une dispute;
    • avoir à demander une autorisation que vous savez difficile à obtenir;
    • vouloir comprendre le comportement agressif de quelqu’un envers vous;

    Pour comprendre le principe de fonctionnement de la technique, il faut distinguer :

    • état « associé » : être dans la situation, l’expé­rience;
    • état « dissocié » : être hors de la situation, de l’ex­périence.

    La technique consiste à conduire la personne hors de l’expérience en prenant un regard « méta » (= exté­ rieur) pour qu’elle devienne en quelque sorte specta­teur et auditeur de la situation, de l’expérience.

    La calibration

    Calibrer, c’est en quelque sorte faire une photo de ce que montre une personne à un instant donné. C’est donc repérer dans le comportement, l’attitude, le lan­ gage, des indices verbaux et non verbaux, signes de ce que l’autre vit (sentiments, pensées, croyances…) et les comparer à lui-même à un autre moment.

    Pour la PNL, rien ne vaut notre capacité à voir et à entendre ce qui se passe maintenant chez l’autre et à agir à partir de là.

    La calibration se fait à partir des canaux sensoriels :

    • visuel (ce que nous voyons);
    • Auditif (ce que nous entendons);
    • kinesthésique (ce que nous expérimentons ou res­ sentons);
    • olfactif (ce que nous sentons);
    • gustatif (ce que nous goûtons).

    La synchronisation

    Ce pilier est aussi appelé « harmonisation ». C’est en effet ce qui permet d’établir le rapport avec ses inter­ locuteurs. Il implique beaucoup de « flexibilité » car la PNL nous propose, pour entrer en contact avec autrui et pour établir rapidement un lien de confiance, deux méthodes :

    • Rencontrer la personne sur son terrain en s’adaptant à son modèle du monde.

    Cela signifie que l’on va essayer d’utiliser un lan­gage (verbal et non verbal) très ressemblant de celui de son interlocuteur.

    • Agir sur le processus de la communication plutôt que sur le contenu.

    Cela signifie que l’on tient autant compte de ce qui est dit que de la façon dont on le dit.

    Etablir le rapport ne veut pas nécessairement dire

    « être perçu comme quelqu’un de sympathique », mais savoir amener une relation de confiance, de compré­hension réciproque. C’est faire en sorte « que le cou­ rant passe ».

    Puisque la communication est faite de verbal et de non verbal, la synchronisation doit se faire à ces deux ni­veaux.

    L’ancrage

    Un mouvement, une situation, une intonation de voix, une mimique, …, peuvent produire un effet auquel on ne s’attendait pas. Ils peuvent réveiller en nous des émotions, des sentiments qui vont devenir de vérita­ bles moteurs. Ces moteurs, c’est ce que la PNL ap­ pelle des ancres…

    Chacun pose et reçoit des ancres de façon régulière, sans même s’en apercevoir. Elles font partie de notre vie quotidienne. Elles peuvent devenir de précieuses alliées si nous savons nous en rendre maîtres.

    Une ancre, c’est l’association qui s’instaure entre un stimulus (par exemple, une main sur l’épaule) et la réponse (ou l’absence de réponse) à ce stimulus (par exemple, sursauter, ou au contraire un sentiment de sécurité).

    Il existe des ancres positives provoquant un état de bien-être et des ancres négatives éveillant un malaise, une peur. Elles sont très diverses et chaque ancre peut avoir une réponse positive ou négative en fonction de la personne qui la reçoit.

    Il n’y a ancre que si c’est significatif pour quelqu’un !